Facebook bientôt en français?Le site de réseau social fait appel à des traducteurs bénévoles... Bien qu’utilisé par des dizaines d’internautes à travers le monde, le réseau social Facebook n’existe pour le moment qu’en anglais. A l’automne dernier, le directeur du développement de Facebook avait fait savoir que des versions traduites en plusieurs langues seraient disponibles courant 2008.
Le célèbre site semble avoir renoncé à traduire son interface avec ses propres moyens. En effet, une application baptisée "Translations" a récemment fait son apparition. Objectif : mettre à contribution la communauté pour traduire Facebook en français, en allemand, en italien, en espagnol, en portugais, etc. Sur le même principe que Wikipédia, première encyclopédie participative en ligne, Facebook demande à ses membres d’effectuer eux-mêmes, et gratuitement, la traduction des multiples fonctions et applications proposées par le site. D’après un article publié par le blogueur Rodney Rumford à la fin décembre 2007, plus de 800 membres hispanophones travailleraient actuellement sur la traduction de Facebook en espagnol, sans être rémunérés. (avec Relaxnews) Traduction : faire les bons choixAcheter une prestation en traduction, sans �tre qualifi� pour le faire, peut parfois provoquer quelques angoisses. Les conseils r�unis dans cette plaquette devraient vous permettre de d�-stresser un peu. Faut-il vraiment tout traduire ? Avant de vous lancer aveugl�ment dans la traduction int�grale des documents (parfois des centaines de pages), d�terminez vos messages essentiels. En principe, vous gagnerez � �liminer le superflu, l’auto-satisfaction ou encore les envol�es consacr�es aux m�rites de vos divers services internes. D’ailleurs, vos clients ou partenaires �trangers s’en moquent. Pire : ces passages peuvent vous porter pr�judice, en donnant de votre entreprise une image pr�tentieuse et arrogante. �R�duire un manuel technique de 500 � 230 pages : c’est ce qu’a fait en 1999 un �tablissement financier en France, sur les conseils d’un traducteur professionnel. Il lui a suffi de faire la chasse aux redondances et de supprimer tout ce qui ne concernait pas les clients �trangers. �Un cabinet d’avocats californien fait r�guli�rement appel � un traducteur sp�cialis� pour passer au crible des brevets japonais et en faire un rapide r�sum� oral. C’est seulement ensuite que les avocats, d’un commun accord avec le traducteur, choisissent les documents qu’il convient de traduire int�gralement. Votre document � source � est-il pertinent pour les pays �trangers ? V�rifiez, r�duisez, ou concevez d’embl�e un nouveau document synth�tique avant de le faire traduire. Textes et illustrations : jouez avec les deux. Les mots ne sont pas toujours indispensables. Pour un lecteur ext�rieur, les cartes, pictogrammes ou autres � camemberts � sont souvent plus parlants que les descriptifs techniques ou les explications verbeuses. Ce proc�d� facilitera la t�che de votre traducteur et lui �vitera de buter sur certains termes hyper-techniques. Votre traduction pourrait m�me vous revenir moins cher. �Ikea, le g�ant su�dois du meuble et de l’�quipement de la maison, compte 159 magasins dans 29 pays, repr�sentant 17 langues diff�rentes. Sur ses notices d’assemblage, Ikea utilise abondamment les sch�mas. 80% des instructions sont donn�es sous forme d’images pour seulement 20% de texte (principalement les consignes de s�curit�). �En 2001, 60,4 millions de passagers de toutes nationalit�s ont pu se fier aux symboles universels des pictogrammes de l’a�roport de Londres-Heathrow pour s’orienter � travers les 4 a�rogares. N’ayez recours au texte que lorsque c’est n�cessaire, ou si c’est le meilleur moyen de faire passer votre message. Traduction, interpr�tation ... quelle diff�rence ? Une traduction s’�crit, alors que l’interpr�tation reste orale. Les traducteurs traduisent, les interpr�tes interpr�tent. Raisonnez � international � d’embl�e �vitez les clich�s � franco-fran�ais �. De m�me, vous aborderez certains sujets d�licats avec pr�caution (comme les parties du corps humain, per�ues diff�remment d’une culture � l’autre) et vous �viterez les r�f�rences purement hexagonales (par exemple en sport). Pour les documents �crits, si votre argument se pr�sente sous forme d’une image l�gend�e, assurez-vous qu’elle v�hicule un message universel ; vous �viterez aux traducteurs les contorsions verbales et les lourdeurs inutiles. Une entreprise fran�aise a construit sa brochure de pr�sentation autour du th�me � 5 � : pr�sente sur cinq continents, cinq domaines d’expertise, cinq raisons de les contacter, etc. Petit probl�me : en anglais, on compte six (voire sept) continents. Un peu de couleur locale n’est pas interdit. Mais n’oubliez pas de v�rifier aupr�s de votre �quipe traduction que l’adaptation est possible. Dans tout document �crit, assurez-vous que les libell�s des num�ros de t�l�phone ou de t�l�copie respectent les normes internationales. Combien �a co�te ? Les prix de traduction peuvent varier de 1 � 10. Et si rien ne dit que la plus ch�re soit forc�ment la meilleure, il est en revanche plus que probable qu’en dessous d’un certain prix, le texte ne rendra justice ni � votre discours ni � votre image. Si vos traducteurs sont � peine mieux pay�s qu’un stagiaire, pensez-vous qu’ils seront suffisamment motiv�s pour vous aider � conqu�rir de nouveaux march�s ? Combien de pages un traducteur peut-il produire en une heure ? (Au fait, combien de temps ont pass� vos �quipes � �laborer l’original ?) Il faut �tre r�aliste. Avant de choisir un prestataire, repensez � ce que vous a co�t� la strat�gie export des produits ou services que vous voulez promouvoir. Si vous ne pouvez pas vous offrir une traduction professionnelle, c’est peut-�tre tout simplement que vous n’�tes pas encore pr�t � aborder l’international. S�lectionner le bon traducteur, suivre le dossier, contr�ler la qualit�, convertir les fichiers, homog�n�iser la pr�sentation des projets dans les diff�rentes langues... : autant de t�ches qui incombent aux agences de traduction et qui constituent leur valeur ajout�e. Bien s�r, il y a un prix � payer, mais pour certains projets, l’�conomie en heures de travail en vaut la peine. Pour certains, la notion de traduction � pour information � d�signe un travail honn�te, bien d�grossi mais non peaufin�, g�n�ralement ex�cut� plus vite (et pour moins cher) qu’un travail de qualit� � pour publication �. Si votre objectif est de persuader et de vendre, ou si l’image que vous donnez est importante pour vous, faire la distinction est primordial. Quelle importance accorder au style ? Un site allemand consacr� � la fabrication des pipes a peut-�tre �t� n�gligent dans l’adaptation fran�aise de son message. Entre autres perles : � En 1848 dans le premi�re manufacture des pipes allemand on porduit des pipes de tabac par des bois choisies pour les jouisseurs dans tout le monde... � Ou plus loin, le slogan publicitaire d�finitif : � 5 g�n�rations de faiseurs de pipes par passion �. Certaines traductions ne sont � ni faites ni � faire �. Ex�cut�es - c’est le cas de le dire - par un logiciel de traduction, ou par un traducteur dont la langue maternelle n’est pas la langue d’arriv�e d�sir�e (et qu’on imagine se d�battant le dictionnaire d’une main et sa grammaire de l’autre), elles ne peuvent que pr�ter � rire. Parfois, le probl�me est ailleurs. La traduction est pertinente techniquement, mais on sent l’influence du texte d’origine sur le choix des termes ou la fa�on d’encha�ner les mots ; les phrases ne coulent pas, la traduction n’est pas fluide. Elle pourrait suffire � un lecteur d�j� familiaris� avec le sujet, mais n’aura gu�re d’impact. De nombreux traducteurs ou agences sp�cialis�es ne fournissent que la qualit� � pour information � - � ne pas confondre avec une v�ritable adaptation. Pour �viter tout malentendu, il vaut mieux clarifier les choses d’embl�e... par �crit ! Tent� de le faire vous-m�me ? R�fl�chissez bien. Parler est une chose, �crire en est une autre. L’aisance verbale ne garantit pas une �criture fluide et �l�gante. Neuf fois sur dix, on sentira � l’�tranger � dans votre �criture en langue �trang�re, m�me si vous avez l’habitude des discussions d’affaires en anglais, allemand ou espagnol, m�me si vous passez beaucoup de temps dans les pays o� l’on parle ces langues. Est-ce tr�s important ? Pas n�cessairement, si votre principal argument de vente est le prix (les clients int�ress�s en priorit� par les prix sont moins regardants, d�s l’instant qu’ils ont compris les grandes lignes). Ou encore si vous jouez volontairement la carte de l’exotisme (Maurice Chevalier chantant en anglais, ou Jane Birkin parlant en fran�ais, par exemple). Si vous voulez donner une image internationale, l’approximation est interdite. Sachez que dans de nombreuses cultures, les gens n’appr�cient gu�re qu’on d�forme leur langue. Ils ne trouvent pas �a charmant. Ils trouvent �a m�prisant. Finalisez votre texte avant de d�marrer la traduction Il est toujours tentant de mettre en route sa traduction au plus vite. Mais attention, vous risquez de perdre plus de temps � faire travailler des traducteurs sur un texte encore en chantier qu’� attendre le texte d�finitif. Cela reviendrait plus cher (sans compter les frustrations associ�es). Pire : plus vous multipliez les versions, plus vous avez de chances de laisser passer des erreurs dans le document final. Parfois, vous n’avez pas le choix, les d�lais sont si courts que vous devez commencer � traduire avant d’avoir finalis� le texte original. Si cela arrive, datez soigneusement chaque version et indiquez clairement les changements effectu�s � vos traducteurs. Qu’en est-il de la traduction automatique ? Par principe, vous ne devez jamais diffuser en externe un message traduit par un logiciel, � moins d’un accord explicite de votre client. Vous risquez de para�tre incoh�rent, ou m�me stupide : ce n’est jamais bon. On peut bien s�r envisager une remise au propre par un vrai traducteur, mais tous n’acceptent pas ce genre de mission. Beaucoup de traducteurs professionnels trouvent les textes g�n�r�s par les logiciels tellement biscornus qu’ils estiment plus rapide de repartir � z�ro. Le World Energy Council, lors de son 17e congr�s tenu � Houston (Texas), a utilis� un logiciel pour l’adaptation fran�aise de ses panneaux d’affichage. On y a trouv� (en caract�res �normes) quelques jolies perles : � Emergency exit only � (sortie de secours) est devenu � Urgence sort seul � ; � Photograph booth � (photo) a donn� � Baraque de la photographie � ; et � Tour registration � (le guichet d’inscription aux visites guid�es) s’est transform� en � Inscription de la tourn�e �. Certains logiciels d�di�s � des disciplines ou jargons professionnels, cr��s par des experts, sont bien meilleurs que les outils r�pandus dans le commerce. Mais ces services ne sont pas gratuits, et sauf exception, la r�vision par un sp�cialiste sera toujours n�cessaire. Le Wall Street Journal, apr�s avoir test� deux services de traduction automatique sur Internet, a rendu son verdict : � Pour un voyageur de passage ou pour quelqu’un qui aimerait qu’on lui traduise la lettre d’un cousin �loign�, c’est � la limite passable. Il est clair que je n’utiliserais pas ces services dans mon travail ou pour quoi que ce soit qui exige de la pr�cision. � (A Closer Look, octobre 2000) Confiez vos intentions au traducteur Un discours, un site Internet, une plaquette commerciale, un catalogue produits... : toute communication doit �tre sp�cifique. Votre rapport annuel ne doit pas ressembler � un article de Voici. Le style, la facilit� de lecture, le choix des mots, la longueur des phrases ou des citations... tout est modulable en fonction de la nature du document et de l’objectif de communication. Un traducteur exp�riment� vous demandera s�rement de l’�clairer sur ces questions : soyez pr�t � y r�pondre. En 1999, EDF a d�pens� plus de 1 000 000 F en achat d’espace publicitaire international pour une campagne vantant les m�rites de l’�nergie �lectrique dans le secteur industriel. Le traducteur s’�tant content� d’un travail � pour info � au lieu de fournir la qualit� � adaptation de campagne � attendue, l’accumulation de fautes et maladresses a d�natur� les versions �trang�res. Il est vrai que la traduction, elle, avait co�t� un peu moins de 600 F. Veillez � pr�ciser la finalit� du texte � votre traducteur. En fonction du support, de la cible..., il (ou elle) pourra concevoir l’adaptation qui aura le meilleur impact. Faire appel � un copain prof ? Tr�s risqu�. Le r�flexe de nombreuses entreprises confront�es � des textes �trangers est de faire appel � des relations, � des enseignants. Dans certains cas, s’il s’agit juste de savoir de quoi il retourne ou d’une utilisation en interne, �a peut faire l’affaire. Mais s’il s’agit de votre communication commerciale, c’est tr�s risqu�. Et le risque est encore accru si vous faites appel � des �tudiants traducteurs - une id�e � sympa et pas cher �. Enseigner une langue �trang�re est un m�tier exigeant, qui requiert des comp�tences sp�cifiques. Malheureusement, �tre capable d’enseigner n’est pas suffisant pour concevoir une traduction fluide et �l�gante. Admettriez-vous que des �tudiants en m�decine pratiquent des op�rations mineures pour aider � payer leurs �tudes ? (Diriezvous de votre brochure, bulletin d’information ou rapport annuel qu’ils sont � mineurs � ?) Aimeriez-vous que les �tats financiers de votre entreprise soient pr�par�s par les �l�ves d’une �cole de commerce pour �conomiser un peu d’argent ? Un traducteur professionnel travaille vers sa langue maternelle Si vous souhaitez faire traduire votre brochure en allemand et en russe, il faut confier le travail � un Allemand et � un Russe. Les traducteurs de langue maternelle fran�aise traduisent vers le fran�ais, � partir d’une langue �trang�re. Un traducteur qui d�roge � cette r�gle de base a toutes les chances de n�gliger d’autres crit�res essentiels � la qualit� de la traduction ; pour un donneur d’ordres, c’est bon � savoir. Certes, il y a des exceptions... mais peu nombreuses. Votre interlocuteur, quoique non-natif, pr�tend �tre du niveau � langue maternelle � ? Demandez � voir son travail et montrez-le � vos partenaires � l’�tranger. Si son texte se lit facilement, s’il sonne juste, et si le traducteur vous garantit le m�me niveau de qualit� pour votre propre texte, pourquoi pas ? Est-ce qu’un traducteur install� � l’�tranger perd contact avec sa langue maternelle ? Un � mauvais �, peut-�tre ; un bon, non. Les professionnels se font un point d’honneur � rester au plus haut niveau, o� qu’ils soient. Quelle langue parlent vos lecteurs ? Anglais britannique ou anglais am�ricain ? Espagnol pour l’Espagne ou pour l’Argentine ? L’anglais que vous employez est-il destin� � des lecteurs qui ne sont pas de langue maternelle anglaise ? Pour d�terminer exactement ce qui convient, concertez-vous avec vos partenaires �trangers. Le registre a �galement son importance. Voulez-vous de l’allemand pour les professions m�dicales ou pour le consommateur moyen ? Vendez-vous du cirage dans les pays du Tiers-Monde ou des placements financiers dans les banlieues r�sidentielles ? En 1999, le Minist�re du Plan et de l’Urbanisme am�ricain a commandit� la traduction en cr�ole d’une plaquette de 8 pages. Le texte a �t� traduit par inadvertance dans une sorte de patois, un malencontreux � petit n�gre � qui jouait sur la transcription phon�tique du parler jama�cain. R�action de l’ambassade jama�caine � Washington : � Absolument nul, inutilisable par qui que ce soit dans les Cara�bes �. Tous les documents officiels jama�cains sont publi�s en anglais standard. Le commentaire ajoutait : � Nous nous sentons profond�ment offens�s �. Parlez la langue de vos lecteurs. Mettez-vous � leur place et recherchez la fa�on de formuler votre offre qui r�pondra le mieux � leurs attentes. Soyez concrets, soyez pr�cis. Le traducteur pose des questions ? C’est bon signe. Personne ne lit vos textes plus attentivement que votre traducteur. Au cours de son travail, il pourra �ventuellement rep�rer des passages confus et clarifier le message. Vous en profiterez pour am�liorer votre original : c’est tout b�n�fice. �C’est � la faveur d’une traduction qu’une soci�t� de jeux vid�o a r�alis� � quel point ses cadres n’avaient pas bien compris sa politique de � stock options � ; le traducteur avait pris soin de poser de nombreuses questions et son adaptation s’est r�v�l�e beaucoup plus claire que l’original. �Le directeur des �tudes �conomiques d’une grande banque parisienne affirme : � Nous pr�f�rons attendre que les textes reviennent de la traduction avant d’envoyer les documents fran�ais originaux � l’imprimerie... Pour une raison simple : nos traducteurs suivent nos secteurs de pr�s et passent nos textes au crible, leur regard critique nous aide � rep�rer les points faibles de l’original. � Dans l’id�al, votre traducteur commencera par mettre votre texte � plat avant de le reconstruire enti�rement dans la langue d’arriv�e. Il trouvera tout naturel, si besoin est, de vous poser des questions en cours de travail. Plus les textes sont techniques et plus il est important que les traducteurs dominent le sujet. Donnez le m�me � briefing � � cinq r�dacteurs de m�me langue maternelle et demandez-leur d’�crire une fiche-produit qui tienne sur une demi-page : vous obtiendrez cinq textes tr�s diff�rents en termes de clart� et de fluidit�. Ceux qui connaissent bien le sujet produiront s�rement les meilleurs textes. C’est pareil avec les traducteurs. Le sujet doit leur �tre familier ; ils ne doivent pas le d�couvrir � la faveur de votre commande, � moins que ce soit convenu ainsi entre vous. Vous obtiendrez de meilleurs r�sultats en entretenant des relations suivies avec vos traducteurs. Plus longtemps vous travaillerez ensemble et mieux ils comprendront votre philosophie, votre strat�gie, vos produits : leurs textes n’en seront que plus efficaces. Quand c’est possible, faites la connaissance de vos traducteurs - pas seulement les responsables de projet, mais les traducteurs eux-m�mes, ceux qui travaillent effectivement sur vos textes. Et faites-vous conna�tre d’eux. Parlez � vos traducteurs.Vous verrez tout de suite s’ils sont � l’aise avec les sujets qu’ils traduisent. Si tel n’est pas le cas, il est temps de changer de fournisseur. La touche finale : faites r�viser les �preuves par votre traducteur. C’est une r�gle absolue. M�me si la proc�dure est bien r�d�e, m�me si vos traducteurs sont fiables et connaissent bien votre entreprise, le meilleur des documents peut �tre compromis si les ajouts de derni�re heure (titres, l�gendes, substitutions de mots) sont confi�s � un non-sp�cialiste. En ne se donnant pas la peine de faire relire les �preuves de ses pages Web par un professionnel, une grande soci�t� am�ricaine de t�l�phonie par Internet affiche la mention � allels gratuirs � l� o� � appels gratuits � aurait �t� certainement plus indiqu�. Demandez � quelqu’un du pays (et sensible aux finesses de la langue) de contr�ler votre ultime mise au point. De m�me, vous n’avez pas int�r�t � finaliser vos textes �trangers par t�l�phone : le risque de malentendu est trop grand. Les r�gles typographiques diff�rent d’une langue � l’autre Beaucoup d’imprimeurs et d’ex�cutants n’y accordent pas d’importance ou ignorent cette r�gle ; ils auront naturellement tendance � caler les textes en appliquant les r�gles en vigueur dans leur propre langue. En anglais, par exemple, on n’utilise pas les guillemets typographiques (� ... �), on ne laisse pas d’espace entre le mot et le point-virgule... En allemand, les noms communs prennent une majuscule. En espagnol et en fran�ais, les noms des jours et des mois, � la diff�rence de l’anglais, s’�crivent avec une minuscule. Et bien s�r en espagnol il n’est pas question de confondre � n � et � � �. Sur un calicot bilingue anglais-espagnol annon�ant les � 100 ans d’histoire municipale � d’une ville am�ricaine, on a lu � 100 anos �. L’ann�e, c’est � a�o � ; � ano � veut dire � anus �. Un autre panneau, n�gligeant le tilde (le petit signe au-dessus du � n �) parlait de � campana electoral � (cloche �lectorale ?). La campagne s’�crit � campa�a �. (Imaginerait-on �crire le � q � sans la queue de la lettre ? Quelle ouestion !) Les coquilles sont d�rangeantes ; leur accumulation peut m�me devenir un repoussoir pour un lecteur �tranger. Respectez les r�gles typographiques de la langue dans laquelle vous travaillez. Traducteur et bilingue : l’habit ne fait pas le moine Les bons traducteurs professionnels sont de v�ritables auteurs ; leurs textes se lisent toujours bien dans la langue d’arriv�e. G�n�ralement, ils parlent couramment les langues qu’ils traduisent. Mais le plus important est leur aptitude � �tablir les bonnes passerelles entre les langues, � restituer l’essence du message dans leur propre langue, avec la terminologie et le style qui conviennent. Le bilinguisme est diff�rent. Parler couramment deux langues ne garantit pas d’�tre forc�ment bon lorsqu’il s’agit d’adapter un message d’une langue � l’autre, surtout par �crit. Sans compter que les personnes qui s’affirment bilingues ont une nette tendance � surestimer leur talent de communicateurs. En d�cembre 2000, commentant les mauvais r�sultats de son entreprise, le PDG d’une soci�t� am�ricaine d�clarait : � We let our shareholders down � (Nous sommes conscients d’avoir d��u nos actionnaires). Reprise par un quotidien financier fran�ais et traduite mot � mot par un journaliste bilingue, cette d�claration est devenue � Nous avons laiss� tomber nos actionnaires. � Tr�s alarmant. �tre bilingue ne garantit pas la fluidit� de l’�criture, ni le talent pour la traduction. � Les documents techniques ne sont pas difficiles � traduire. � Une id�e fausse largement r�pandue Certes, les termes scientifiques (botanique, biologie, etc.) sont � la fois pr�cis et internationaux... quand ils sont employ�s correctement. Traduire la liste des pi�ces constitutives d’un appareil �lectronique, par exemple, peut se faire assez simplement. Cependant les redact�urs sp�cialis�s qui �crivent sur des sujets techniques (dans leur langue) ne sont pas plus que d’autres � l’abri des erreurs, du suremploi de synonymes ou des d�rapages de registre. Les traducteurs techniques, comme tous les autres, doivent �tre extr�mement vigilants et s’assurer que leur adaptation se lit aussi bien que l’original, sinon mieux. L’emploi incorrect de termes techniques est souvent le signe que le traducteur est d�pass�. Une des solutions est de demander � des sp�cialistes en interne de fournir le vocabulaire et les explications essentielles d�s le d�part, puis de leur faire v�rifier le texte d�finitif. Avant d’imprimer, faites toujours faire un dernier contr�le (grammaire/style/syntaxe) par un traducteur professionnel, surtout si vos sp�cialistes n’ont pas la langue maternelle voulue. Choisir son fournisseur Il est bon de se faire une id�e pr�cise de la qualit� de travail que peuvent effectuer les traducteurs pressentis, et de ne pas se contenter de leur jolie plaquette ou de leur s�duisant discours commercial. Demandez � voir des documents qu’ils ont traduits, des textes qu’ils ont effectivement con�us et dont ils sont fiers, pas seulement la liste de leurs clients. Si votre fournisseur se dit pr�t � adapter votre site Internet en langue �trang�re, demandez � voir les sites qu’il a d�j� r�alis�s. Idem pour les discours ou les brochures. Transmettez ces exemples de r�alisations � quelqu’un de confiance dont la langue maternelle est celle qui vous int�resse (ou � l’un de vos collaborateurs ou partenaires �trangers) et demandez-lui son avis. Si votre fournisseur exp�riment� ne peut rien vous montrer dont il soit fier, vous �tes mal parti (et lui aussi). Dites � votre prestataire que son nom appara�tra dans le document qu’il r�alise, au m�me titre que celui des photographes ou de l’imprimeur. Faire figurer le nom de vos traducteurs ne co�te rien et cela ne peut que les encourager � fournir un travail de qualit�. S’ils insistent pour signer le bon � tirer, acceptez sans h�siter : c’est une bonne chose pour tout le monde. Prenez de l’avance. Vous envisagez de communiquer � l’�tranger ? Commencez � chercher des traducteurs qualifi�s d�s maintenant. D�signez-les d�s que vous avez entrepris la r�daction des textes destin�s � �tre traduits et laissez-leur autant de temps que possible. Avancez le travail : vous pouvez par exemple cr�er un glossaire maison (par ailleurs tr�s utile pour vos textes originaux), puis en faire une version bilingue, en faisant participer vos traducteurs et vos collaborateurs. Le n�cessaire ou le suffisant ? Quel niveau de qualit� vous conviendrait ? Du � vite fait �, du premier choix destin� � la publication, du � brut de logiciel � ? Calculez le nombre de personnes qui vont lire vos textes (nombre �minemment variable selon qu’il s’agit d’une note interne destin�e � 12 personnes ou d’une campagne mondiale) et imaginez le tort que pourrait porter une mauvaise traduction � votre image ou � votre cr�dibilit�. Puis reconsid�rez votre budget traduction. Dans le domaine de la traduction, il y a beaucoup de � cr�neaux � tr�s sp�cialis�s. L’�quipe qui a r�alis� un travail parfait sur votre catalogue de services n’est pas forc�ment qualifi�e pour traduire votre rapport annuel. L’�ventail des services et des prestataires (mais aussi des tarifs) est tr�s large, m�me en qualit� � publication �. Pour une annonce publicitaire dans un magazine � grand tirage ou pour un chantier d’envergure en signal�tique, il ne faut pas l�siner. En revanche, pour des notes internes ou des documents � faible tirage, une adaptation moins aboutie (et moins ch�re) pourra faire l’affaire. Impliquez-vous Il y a une d�marche � respecter. Si vous la n�gligez, vous risquez l’erreur. Consacrez le temps n�cessaire � � briefer � vos fournisseurs, sinon il y a peu de chances d’obtenir le r�sultat esp�r�. C’est peut-�tre l’affaire de dix minutes. Mais le fait de prendre ces dix minutes pour discuter avec le traducteur (ou le chef de projet) vous �vitera certainement de stresser plus tard... et vous fera faire des �conomies. Il y a mille fa�ons de planter une traduction : des d�lais ridicules, des ambigu�t�s dans le texte d’origine (qui resteront en l’�tat si le traducteur ne pose pas de questions), le � brut de logiciel � utilis� tel quel, oublier de faire relire les �preuves par un lecteur � langue maternelle �, la candeur d’un traducteur sans rep�res abandonn� � son sort, l’absence de suivi des chantiers (surtout les gros), les pi�tres traductions bon march�, les pi�tres traductions hors de prix, l’absence d’implication du client, etc. En suivant seulement la moiti� des conseils de ce livret, vous am�liorerez d�j� consid�rablement vos chances d’aboutir � une traduction digne de ce nom. |
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